Notre ami des premiers jours, Jean-Marc Chaduc, quitte
momentanément sa rubrique « Tous les chemins mènent en Barousse ». Je
prends sa succession jusqu’au jour où il retrouvera le temps de
« fouiller » à nouveau dans les archives du grand-père Baroussais où
d’ailleurs. Je le remercie d’avoir accepté en 1997, alors que la Gazette
n’était qu’à l’état de projet, de participer avec moi à cette aventure. Gérard
Clouzet, guide à la cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges avait agi de
même. Gràce à eux, j’ai eu du courage. Vraiment merci, Jean-Marc, d’avoir
« travaillé » bénévolement pour la Gazette.
Et à bientôt.
J’en
profite pour remercier tous ceux qui m’ont aidée : la famille et les amis qui
ont bien voulu faire partie de l’association ; les « écrivains »
bénévoles ; les dépositaires de Lannemezan et de Saint-Gaudens qui ont bien
voulu distribuer la Gazette des Vallées ; les diffuseurs qui ont accepté de
vendre le journal, de le faire connaître et pour certains, qui m‘ont défendue
car il y eut dès le départ une opposition à ce genre de publication, ce qui est
logique, on ne peut pas plaire à tout le monde ; en la mettant en bonne place,
ils vendent plutôt bien la Gazette, beaucoup moins et parfois pas du tout si
elle est au milieu des autres dans les rayons ; la radio Présence Pyrénées qui
nous sponsorise ; les élus du Conseil Régional qui nous ont subventionnés ; les
personnes qui ont pris des abonnements de soutien, celles qui ont fait des dons
importants : Mesdames Jacqueline Goury-Laffont de Paris, Hélène
Toujas-Capdevielle de Tournay, Henriette Izard de Luchon ; tous les lecteurs
qui nous suivent depuis le début, les occasionnels et surtout les abonnés.
Il
est évident qu’aller chez le marchand de journaux pour acheter sa revue est
agréable, mais pour ceux qui ne peuvent se déplacer, l’abonnement est la
solution. En choisissant cette formule, vous pouvez recevoir une Gazette avec
la Une en couleur, un peu plus chère bien sûr. Grâce à tous, nous avons obtenu
en 2001 un numéro de la Commission Paritaire, ce qui nous a encouragé sur la
nécessité de continuer cet ouvrage. Nous avons été heureux que l’on reconnaisse
notre travail.
Nous
allons désormais présenter des articles sur ce qui s’est passé au 19ème
jusqu‘aux années 1930-40, à cause des limites imposées par les Archives pour la
consultation des documents. Ces périodes sont riches d’évènements. N’oublions
pas que nous sommes à une charnière importante : une nouvelle société est née.
Les jeunes générations sont impliquées dans ce « nouveau monde ». Ils
savent ce qu’ils veulent : on les a vu descendre dans la rue spontanément du 21
avril au 1er mai pour dire « Non », personne ne leur a dit de le faire. La
société qui s’annonce verra une bataille pour la vie, pour la sauvegarde de la
planète, pour un meilleur monde où, je l’espère de tout cœur, la misère et les
inégalités disparaîtront et où plus personne ne sera exploité, mis à la rue,
rejeté, méprisé. Ces jeunes deviendront les adultes qui dirigeront la planète.
Souhaitons qu’ils gardent au fond d’eux-mêmes, cette fraîcheur et cette force
d’âme.
Pour
terminer cet éditorial, je voudrais vous dire, amis lecteurs, que si la Gazette
ne sort pas au jour pile de sa date de parution, c’est parce que nous dépendons
de beaucoup de contraintes : les textes des bénévoles qui ont leurs
occupations, le temps pour rechercher les sujets sur le terrain et les étudier,
pour aller dans les Archives Départementales, pour saisir les articles,
chercher les illustrations et les adapter, du courrier, des fax, de
l’informatique et de l’EDF ! Lorsque l’on est dans une société, si quelque
chose ne fonctionne pas, il y a toujours des solutions. Lorsque l’on est tout
seul et que l’on travaille « artisanalement », on dépend de tout.
Pour
le numéro 27 voici ce qui est arrivé : le 24 mai, la Gazette était presque
prête, il ne manquait que l’éditorial et deux articles à rédiger, je n’avais
pas reçu les documents (retard de la Poste), mais cela n’était pas grave.
N’ayant aucune nouvelle des dessins et prise d’un affreux doute, je regarde sur
le Minitel, les rapports d’émission du fax : il n’était pas passé ! Résultat,
Anne n’a pu en faire que trois et nous avons choisi certains déjà parus. Puis,
j’étais en train de taper un texte et je venais d’effacer ce qui ne me
convenait pas lorsque brusquement tout s’éteignit à cause d’une panne de
courant brève mais efficace. Je n’avais pas enregistré la manœuvre d’effacement
et l’ordinateur me demanda si je voulais enregistrer les modifications : oui ou
non. Je ne réfléchis pas à la manœuvre précédente et je clique sur le oui.
Devinez le résultat ! 24 pages effacées d’un coup, il a fallu tout recommencer.
C’est cela la vie, sans doute mais c’est râlant. Voici comment on fait les choses
en retard. Merci de votre compréhension
Jacqueline
Mansas
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