LES AMIS DE LA TOUR DE CASTEL-BLANCAT
ALAUDA
31100 SACCOURVIELLE
ELEMENTS DU DOSSIER
1 PRESENTATION ET INTENTIONS DE L’ASSOCIATION
2 DESCRIPTION ET LEGENDE DE LA TOUR
3 ELEMENTS HISTORIQUES
4 DEVIS DESCRIPTIF
5 DOSSIER PHOTOGRAPHIQUE
6 PLANS
1 PRESENTATION ET INTENTIONS DE L’ASSOCIATION
L’Association des Amis de la Tour de Castel –Blancat a pour objet le sauvetage, l’animation du site de la Tour et sa lise en réseau avec les autres éléments du patrimoine bâti et naturel des vallées du Haut Comminges.
L’action et la détermination des membres de l’association doivent permettre d’inclure ce site dans un itinéraire culturel ; touristique, reflet de la synergie possible entre les éléments bâtis (églises romanes peintes, petit patrimoine rural remarquable, mobilier urbain, autres tours "à signaux " …) et des éléments naturels (parcours botaniques…)
Ce dossier constitue la première étape de son action. Il présente un état des lieux du bâti et témoigne d’une indispensable intervention pour la sauvegarde de ce patrimoine en péril et dangereux.
2 DESCRIPTION ET LEGENDE DE LA TOUR
DESCRIPTION
Très belle construction de pierres prises à la montagne, maintenues par un mortier gris clair très résistant, auquel elle doit peut être son nom de Blancat, la tour avait encore ses quatre murs en 1880, d’après le témoignage de Maurice Gourdon. Elle s’élevait encore à une hauteur de 10 à 12 mètres, et possédait à l’origine quatre étages, surmontes de la plate-forme habituelle, et peut-être de créneaux. En 1904, vingt cinq ans plus tard, le mir ouest manquait totalement et seule subsistait la voûte du premier étage.
LEGENDE
Castel-Blancat est une des douze tours " à signaux " du haut Comminges qui offraient un système d’alerte collectif contre invasions et pillages, laissant ainsi aux populations locales le temps de se protéger. Cette tour communiquait avec celles d’Oô, de Gouaux, de Sarrat, de Soupère.
Castel –Blancat est aussi le lieu de la légende de Saint Aventin , né en 778, emprisonné par les Maures dans une tour qui devait se situer en contrebas de l’actuelle et qui était sans doute en bois. On connaît la suite de la légende : le saint ermite s’évada, s’envola dans les airs, puis, la tête tranchée, s’ensevelit avec sa tête sous son bras à l’endroit où se trouve la petite chapelle de Pons, au pied de l’éperon de la tour. On voit encore l’empreinte du pied du saint dans un granit devant la chapelle.
3 ELEMENTS HISTORIQUES
La Tour, du fait de sa construction doit remonter au XII° siècle, âge d’or de la féodalité commingeoise, et, plus qu’une tour à "signaux ", elle est le vestige impressionnant d’un ensemble féodal, d’un château dont on devine la triple enceinte à travers les broussailles, bien protégé sur son éperon rocheux par son mur de ronde et ses "castra ", petites constructions réservées aux serviteurs et aux soldats.
A l’entrée de la vallée d’Oueil, une des plus belles vallées glaciaires de la zone axiale des Pyrénées, le château de Castel-Blancat veillait sur toute la vallée, entièrement fermée jusqu’à la fin du XIX° siècle.
En effet, de sa création en 979, à son rattachement à la couronne de France sous Charles VII en 1443, le comté de Comminges possédait des châtellenies dans ses hautes vallées. En l'absence du Comte qui ne pouvait aller partout, des châtelains et capitaines gardaient les privilèges comtaux, assuraient la garde, la défense, et l'entretien du château. Ils avaient en outre la garde des forêts comtales, des droits de chasse et des pouvoirs administratifs et de justice. Ainsi, c'est encore, en 1435, au châtelain de Castel Blancat qu'est demandée de faire respecter la sauvegarde comtale de la vallée d'Oueil.
Un des derniers grands comtes, Bernard VIII, qui a laissé l'inventaire des châtellenies en 1336, avait accordé en 1316 une charte à Saccourvielle, donnant des privilèges à la création de magistrats municipaux ou consuls. Malheureusement, ces consuls ne surent pas protéger le château qui fut vendu par le dernier châtelain à M. Vidau de Sapène de Trébons, en échange d'argent pour réparer le toit de l'église et creuser un puits communal à Saccourvielle.
Depuis cette époque, le château de Castel Blancat a échappé à la commune de Saccourvielle qui n'a donc pu, jusqu'à ce jour, le sauver de la ruine et du pillage, malgré une tentative en 1893 puis en 1974.
4 DEVIS DESCRIPTIF
A : TRAVAUX D'ACCES AU CHANTIER
Aménagement des accès pour le transport des matériaux.
B : TRAVAUX INTERIEURS
1/Terrassement, évacuation et stockage des pierres effondrées des étages à l'intérieur de la tour. Recherche, éventuelle, des anciens sols.
2/Mise en place d'un échafaudage tubulaire, type "Entrepose" avec piétement réglable. Celui-ci sera élevé en forme d'étaiement jusqu'à la naissance de la voûte en berceau. Cette dernière sera prise en poids à l'aide de vérins ou à défaut à l'aide de calage sur un cintre en bois.
Après s'être assuré de la stabilité de l'étaiement, on pourra débuter le processus de dépose et de stockage des éléments qui composent la voûte.
La dépose s'effectuera sur un mètre environ de part et d'autre de l'axe de la voûte en prenant soin de ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire, tout en sachant que les voussoirs restants doivent avoir une stabilité parfaite après le démontage de l'étaiement.
3/Mise en place de tirants métalliques, pour relier la façade Nord à la façade sud, pour stabiliser la fissure de la façade Est et pour retenir la base de la façade sud qui s'ouvre dangereusement à sa partie inférieure.
La fixation de tirants à travers les murs sera facilitée par de nombreux passages, déjà existants dans l'épaisseur des maçonneries. Le nombre de tirants sera déterminé sur place en tenant compte de désordres que l'on aura pu découvrir suite à l'avancement des travaux.
4/Travaux Façade Nord
L'excavation de la partie basse sera reconstruite en pierres assisées, à l'identique des maçonneries existantes, au mortier de chaux grasse, en respectant les mêmes teintes que les mortiers d'origine.
5/Travaux angle sud-est
L'angle sud-est, ayant subi une démolition de son pavement de pierre, dans sa partie inférieure, sera lui aussi reconstruit en pierres assisées, à l'identique.
C : TRAVAUX TETE DE MUR , ANGLE SUD-OUEST
1/Façade sud
Après avoir fait des sondages nécessaires pour retrouver les traces d'implantation des maçonneries de l'angle, il est nécessaire de rebâtir la tête de mur manquant à la partie gauche de la façade sud ;
Reconstituer l'angle du mur jusqu'à la hauteur du surplomb de façon à consolider cette partie de maçonnerie qui menace dangereusement la stabilité de l'édifice.
Le retour de la façade ouest sera arrêté de façon irrégulière en s'inspirant du retour gauche de cette même façade. L'ensemble de cette reconstruction est effectué à l'identique.
2/Façade Est
Elle sera échafaudée jusqu'au faîte du mur de façon à la purger de tout élément instable sur le périmètre inférieur de l'enceinte.
On procèdera ensuite à une étanchéité sur toute cette partie à l'aide de mortier de chaux pour prévenir toute infiltration dans les épaisseurs des murs.
Grâce à cet échafaudage, il sera possible de boucher superficiellement la fissure verticale de la façade.
On emploiera un mortier de chaux grasse comme au préalable en évitant tout essai de reprise de parement en pierres. Ceci ne ferait que désorganiser l'appareillage actuel. Par contre, un budget important permettrait de reprendre et de mailler 50 centimètres environ de part et d'autre de la fissure.
3/Façade ouest
Les deux retours étant marqués et l'intérieur de la tour étant nivelé, au niveau du sol, on procèdera au rangement dans ce lieu des pierres de la voûte préalablement déposées et stockées à l'extérieur.
Une fois cette manutention et ce stockage achevés, pour interdire l'accès et éviter le vandalisme à l'intérieur de la tour, une grille sera scellée entre les deux têtes de mur dans l'alignement de la façade ouest. Un portail pourra être mis en place pour favoriser l'accès à l'intérieur, en cas de nécessité.
A l'issue du chantier, on veillera à la disparition des traces de terrassement et l'environnement de la tour sera restitué, en conformité.