Aspect environnemental

C'est l'ENVIRONNEMENT exceptionnel qu'offre ces vallées qui attire les citadins, les sportifs, les curistes et fait revenir les montagnards en mal du pays après fortune faite dans les plaines et prise de conscience que la qualité de la vie passe par un retour aux racines familiales.

L'HUMANITE a pillé sans vergogne le capital NATURE qui semblait, voici une génération, inépuisable. Aujourd'hui on parle de développement durable et on suscite les comportements écocitoyens. Pour plus d'informations sur ces thèmes, vous consulterez les sites "officiels" :

www.Environnement.gouv.fr et www.Ifen.fr (charte de l'écocitoyen).

 


Sommaire :

Ø      Le lac de Badech entre la Pique et l'aérodrome.

Ø      Le GR10 longe tout cela.

Ø      Pratiques agricoles :

Ø      Voici un essai sur le pastoralisme 

 


Ce capital nature est constitué des réserves de pétrole, de gaz, de charbon, des minerais, des forêts, des poissons, … mais aussi de la qualité des eaux, de l'air et des sols. Ce sont ces 3 derniers gisements indispensables à la vie qui nous touchent directement et chaque jour.

Ils sont relativement préservés dans nos vallées du Luchonnais car :

  1. La pression démographique a été faible depuis l'exode de la génération précédente, mais aujourd'hui il faut intégrer cette pression même si elle n'est que saisonnière.
  2. Les montagnards restants ont su préserver leurs montagnes malgré des conditions de vie difficiles.
  3. Les variations de températures de l'air et sa forte humidité assurent un nettoyage quasi quotidien au dessus de 500 m d'altitude.
  4. Les eaux sont propres car elles descendent directement des montagnes par les centrales hydroélectriques pour une bonne part.

Tous les habitants de la montagne se doivent de préserver ce capital car ils ne pourraient plus y vivre s'ils n'avaient pas au moins l'avantage de la qualité de la vie. Imaginez LUCHON avec les odeurs pestilentielles issues d'une papeterie ou d'une décharge mal gérée, La Pique charriant des poubelles dans une eau jaunâtre comme la Garonne ou le Gers dans la plaine.

 

D'autres part les gens de la plaine en ont besoin de ce capital car si les eaux y sont polluées c'est qu'en amont les humains les ont souillées, soit directement en n'épurant pas correctement leurs eaux domestiques et surtout industrielles, soit en polluant les sols qui restituent par simple lixiviation les ions et autres molécules indésirables, soit à travers l'air qui évacue les acides et autres molécules solubles par la rosée, la pluie et les brouillards. Ces transferts de pollutions aboutissent tous à l'eau et reviennent au sol et à l'air dans un cycle qui entoure l'homme qui les génère. La Nature a un pouvoir auto épurateur limité. Elle arrive tant bien que mal a auto épurer ses propres pollutions à condition que l'homme ne vienne pas la perturber en y rajoutant les siennes et en inhibant ses mécanismes d'auto épuration.

Voici la philosophie de l'aspect environnement vue depuis la montagne.


Que se passe-t-il aujourd'hui dans le luchonnais et certainement ailleurs ?

1 Le lac de Badech entre la Pique et l'aérodrome.

La baignade est interdite au lac de Badech mais une plage de sable y est présente avec douche. Lorsque des enfants y trempent les pieds, une irruption de boutons associée à de fortes démangeaisons surviennent dans la nuit avec transfert aux urgences (expérience personnelle). La pêche est autorisée au lac de Badech avec lâcher de truites d'élevage. Si l'eau n'est pas "bonne" pour les jambes d'un enfant l'est-elle pour les poissons ? Certainement car je n'ai pas constaté de cadavres flottants sur le lac et les canards ainsi que les cygnes semblent en forme et sont prolifiques.

Cependant, d'où vient la butte qui surplombe le lac ?

C'est un ancien dépôt d'ordures de Luchon. De nombreux vestiges apparaissent sur ses flancs : ferrailles et tessons de bouteilles mal recouverts par la terre. La réhabilitation du site est incomplète et nécessiterait un entretien plus rigoureux. Encore faut-il que la municipalité actuelle se donne les moyens de gérer ce legs des municipalités antérieures. C'est là un exemple de transfert de problème d'une génération à la suivante et du non respect des droits des générations futures. 

 

 

C'est quand même un bon lieu de promenade,

 de détente,

de bronzage sur les bancs abrités du vent

 ainsi que de spectacles tels que :

 

 

 

 

  1. Feux d'artifices.
  2. Animaux : canards cols verts, cygnes et lorsque le mauvais temps est dans la montagne, les oiseaux migrateurs se réfugient sur le lac.
  3. Vol à voile et parapente dans le ciel.
  4. Chaîne de montagne se découpant au Sud : pics du Sauvegarde et du Sacroux
  5. Pèche à la truite.
  6. Promenade des chiens théoriquement avec une laisse
  7. Guinguette pas toujours ouverte.
  8. Petit kiosque pour les amoureux.
  9. Pédalos en activité fort réduite.
  10. Entraînement au canoë et kayak avant de passer sur la pique.
  11. Chevaux s'amusant dans la Pique.
  12. Rafting.

C'est aussi le passage de randonneurs car le fameux GR10 traverse l'agglomération par ce lac.

Le GR longe ensuite un champ affecté à la production de fleurs pour la Fête des fleurs des enfants. Le chemin est défoncé, parsemé d'immenses flaques d'eau sale et jonché de détritus venant de la déchetterie prés de la station d'épuration des eaux.

Une odeur très nauséabonde s'échappe et parfois le bâtiment "explose" à cause du méthane produit par les ordures ménagères stockées trop longtemps.

Ensuite vient la zone des déchets verts entassés le long de la Pique prêts à être poussés dans le torrent ou emportés si une grosse crue survient. Assez souvent le monticule prend feu et selon les vents une odeur âcre se surajoute aux mercaptans issus du bâtiment précédent. Cette aire sert aussi à entreposer les parties métalliques des chars des fêtes des fleurs.

Le GR10 longe tout cela.

Après avoir parcouru des espaces naturels magnifiques jalonnés de panneaux d'orientation pyrogravés, les randonneurs de tous pays empruntent ces quelques km de traversée de LUCHON et de JUZET de LUCHON où l'empreinte de l'homme n'est pas très respectueuse de la nature. Un nettoyage de ces voiries serait indispensable, au moins avant chaque saison touristique. La matérialisation du GR10 par une piste cyclable depuis la gare de LUCHON jusqu'à la sortie de JUZET éliminerait la mauvaise impression ressentie par les nombreux randonneurs dont certains débutent leur périple depuis la gare.

Les décideurs locaux ne doivent pas emprunter le GR10. Ils sont également nombreux et ont une responsabilité partagée ce qui ne permet pas une grande efficacité.

Mais ces aménagements ne profiteraient pas qu'aux randonneurs. En effet, le nombre de marcheurs est extraordinairement élevé autour du lac à toutes saisons. Il y a aussi des disproportions entre les zones hyper-entretenues comme les massifs magnifiques aux rond point notamment et des zones relativement abandonnées qui n'ont plus l'attrait naturel.

2 Pratiques agricoles :

Les élevages sont importants dans les vallées. Ils génèrent du fumier que les éleveurs épandent dans leurs pacages deux fois par an. Entre temps ils entassent cet amendement organique à proximité du lieu d'épandage. De ces tas percolent durant plusieurs mois du purin très riche en éléments fertilisants qui se perdent si le tas est mal placé. (photo fumier1)

L'emplacement (photo fumier2) du tas est primordial mais souvent l'accès est difficile l'hiver. Cela ne justifie pas certaines pratiques comme le déversement direct du fumier dans le torrent ou du moins sur ses berges. Les percolats ou lixiviats vont alors directement dans l'eau.

Autrefois le transport du fumier dans les pacages était justement organisé par l'eau d'irrigation de ces pacages à l'aide de canaux (béals) à pente douce qui amenaient l'eau en haut du pré et l'inondait par gravité. Cette eau lavait le tas de fumier et transportait les matières fertilisantes vers l'herbe. Elle ne revenait pas au torrent si l'opération était bien conduite. Elle l'était, car les matières fertilisantes avait alors de la valeur. Aujourd'hui cette conscience est noyé par les gabegies des gens de la plaine qui s'entassent dans les villes sans se donner les moyens d'en contrôler les effets. Le mauvais exemple vient d'en bas.

Cette déviance d'une pratique agricole ancienne est à lier au cabinet de toilette qui furent installées sur les ponts. Certaines cabanes existent encore mais heureusement non utilisées. Les dépôts sauvages d'ordures ménagères et autres sur les flancs des torrents existent encore et sont toujours utilisées malgré une législation réprimant cette pratique. Il est impossible de mettre un gendarme sur chaque site ; c'est l'information et la sensibilisation à l'écocitoyenneté qui réduira le nombre de délinquants écologiques aigris contre eux-mêmes.

Voici un essai sur Le pastoralisme  qui tient lieu de thérapie par l'écriture. J'espère que les chasseurs useront de leur droit de réponse.

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